Mission Nature
L'appel à projets de restauration écologique financé par les jeux Mission Nature de la FDJ (La Française des Jeux) : une part de chaque mise est reversée à l'OFB (Office français de la biodiversité), qui finance des projets de 50 000 € à 1 million d'euros.
- Par projet
- 50 k€ à 1 M€
- Taux d'aide OFB
- jusqu'à 80 %
- Enveloppe 2026
- > 9 M€
- Édition 2026
- 4e édition
- Gestionnaire
- OFB
- Dépôt
- Démarche numérique
Présentation de Mission Nature
Mission Nature est un partenariat entre l'OFB et FDJ UNITED (La Française des Jeux) : une part de la mise des joueurs sur les jeux Mission Nature est reversée par l'État à l'OFB, qui la redistribue à des projets de restauration écologique sélectionnés par un appel à projets annuel.
Lancé en 2023 avec un jeu de grattage (ticket à 3 €, dont 0,43 € reversé), le dispositif a évolué : l'édition 2026 s'appuie sur quatre tirages Loto dédiés (18, 20, 23 et 25 mai 2026), avec 0,54 € reversé à l'OFB par grille jouée. Les lauréats sont désignés par un comité de sélection national.
Bénéficiaires éligibles
Sont éligibles les associations et fondations de protection de l'environnement, les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements publics nationaux et locaux (hors agences régionales de la biodiversité), et les organismes professionnels à mission d'intérêt général de conservation ou de gestion des milieux naturels.
Montants et éditions
- Subventions de 50 000 € à 1 000 000 € par projet, taux d'aide OFB jusqu'à 80 %.
- Édition 2026 : les tirages Loto de mai 2026 ont récolté plus de 9 M€ pour financer les 28 projets lauréats (enveloppe prévisionnelle annoncée : environ 8 M€).
- Bilan des trois premières éditions (2023-2025) : 64 projets soutenus, 22 M€ reversés (chiffres communiqués par FDJ UNITED).
Chaque édition a sa coloration : 2025 était consacrée aux mers et littoraux. Une vingtaine de projets sont retenus par édition, mêlant quelques projets « emblématiques » de grande ampleur et des projets « de maillage » territorial.
Projets financés
L'appel à projets finance exclusivement la restauration d'écosystèmes, dans toutes leurs composantes (habitats, espèces, fonctions écologiques) :
- Suppression de pressions : effacement d'obstacles, résorption de points noirs écologiques.
- Renaturation des sols et restauration active de milieux dégradés.
- Restauration passive et ré-ensauvagement : laisser les dynamiques naturelles reprendre.
- Sécurisation foncière et pérennisation : acquisition, obligations réelles environnementales (ORE), baux à clauses environnementales.
Les projets de connaissance seule, de sensibilisation seule ou d'équipement sans restauration ne relèvent pas de cet appel.
Calendrier & dépôt
- Édition 2026 (4e) : appel ouvert du 11 mars au 7 mai 2026 ; 28 lauréats annoncés en juillet 2026, sur 128 dossiers déposés (un record pour le dispositif).
- Prochaine édition : le dispositif est officiellement prolongé jusqu'en 2027 ; l'appel 2027 est attendu au premier trimestre, sur le même rythme annuel.
- Dépôt en ligne via Démarche numérique (demarche.numerique.gouv.fr), lien publié à chaque édition sur la page OFB de l'appel.
La fenêtre de dépôt dure environ huit semaines : les dossiers de restauration sérieux (diagnostic, foncier, autorisations) se préparent bien en amont.
Des lauréats ultramarins dès la première édition
L'outre-mer y a toute sa place
- L'appel est explicitement ouvert « dans l'Hexagone comme dans les Outre-mer », et les partenaires techniques mandatés par les collectivités y sont éligibles en outre-mer.
- Des projets ultramarins figurent parmi les lauréats depuis 2023 : restauration de la mangrove du Lamentin en Martinique (344 k€), projets à Mayotte, protection des tortues marines au Carbet.
- L'édition 2026 le confirme : parmi les 28 lauréats figurent la renaissance de la forêt tropicale du Parc national de la Guadeloupe, la forêt de nuages du Nez de Bœuf à La Réunion ou la restauration des forêts littorales néo-calédoniennes.
- La restauration d'écosystèmes ultramarins (mangroves, forêts sèches, récifs, mares) correspond exactement au cœur de cible de l'appel, avec un argument de biodiversité exceptionnelle par euro investi.
Points de vigilance
- La maturité foncière fait la différence : maîtrise du foncier ou accord du propriétaire, autorisations environnementales anticipées.
- La pérennisation est un critère à part entière : prévoir ORE, acquisition ou gestion de long terme dès le dossier.
- Le calibrage : entre 50 k€ et 1 M€, viser le montant que la structure sait réellement exécuter ; un dossier surdimensionné dessert le porteur.
Questions fréquentes sur Mission Nature
Qui peut candidater à Mission Nature ?
Les associations et fondations de protection de l'environnement, les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements publics nationaux et locaux (hors agences régionales de la biodiversité) et les organismes professionnels à mission d'intérêt général de conservation ou de gestion des milieux naturels. L'appel est ouvert en France hexagonale comme en outre-mer, où les partenaires techniques mandatés par les collectivités sont aussi éligibles.
Quels montants finance Mission Nature ?
De 50 000 € à 1 000 000 € par projet, avec un taux d'aide de l'OFB jusqu'à 80 %. L'édition 2026 a réuni plus de 9 M€ grâce aux tirages Loto de mai 2026, pour 28 projets lauréats. Entre 50 k€ et 1 M€, viser le montant que la structure sait réellement exécuter : un dossier surdimensionné dessert le porteur.
Quels projets sont éligibles à Mission Nature ?
Exclusivement la restauration d'écosystèmes : suppression de pressions (effacement d'obstacles, résorption de points noirs écologiques), renaturation des sols, restauration passive et ré-ensauvagement, sécurisation foncière et pérennisation (acquisition, obligations réelles environnementales, baux à clauses environnementales). Les projets de connaissance seule, de sensibilisation seule ou d'équipement sans restauration ne relèvent pas de cet appel.
Quand ouvre le prochain appel Mission Nature ?
L'appel 2027 est attendu au premier trimestre 2027, le dispositif étant officiellement prolongé jusqu'en 2027. L'édition 2026 était ouverte du 11 mars au 7 mai 2026, soit environ huit semaines : un dossier de restauration (diagnostic, foncier, autorisations) se prépare bien en amont. Le dépôt se fait en ligne sur Démarche numérique.
Mission Nature est-il adapté à un projet en Guadeloupe ou en Martinique ?
Oui : des projets ultramarins figurent parmi les lauréats depuis 2023 (restauration de la mangrove du Lamentin en Martinique, projets à Mayotte, tortues marines au Carbet), et l'édition 2026 compte la forêt tropicale du Parc national de la Guadeloupe parmi ses 28 lauréats. Mangroves, forêts sèches, récifs et mares correspondent au cœur de cible de l'appel. Pour un porteur qui a déjà mené un Te Me Um ou un BESTLIFE2030, c'est l'étage suivant.
Freole à vos côtés
L'accompagnement Freole sur Mission Nature
Freole accompagne les porteurs de projets de restauration écologique, dans les territoires ultramarins comme en France hexagonale :
- Qualification du projet : le projet relève-t-il bien de la restauration au sens de l'appel, et à quel montant le calibrer.
- Montage du dossier : diagnostic écologique, plan de restauration, budget, volet foncier et pérennisation.
- Articulation des financements : les 20 % restants, et la trajectoire avec les autres dispositifs (Fonds Vert, agences et offices de l'eau, fonds européens).